51-

Nìavardó perçut une soudaine tristesse qu'il connaissait bien.

Voix d'Homme ( criant ) : Nooooooooooon !

Il vit un homme brun accourir vers une femme blonde qui venait de s'effondrer sous ses yeux lors d'une bataille usant d'armes qui étaient inconnues aux yeux de Nìavardó. Le temps semblait s'être arreté tout autout de l'homme et de la femme.

Nìavardó fut plongé dans le noir durant quelques instants. Puis soudain, il se retrouva dans un bâtiment à l'architecture inconnue. Il revit l'homme qui était toujours triste, de noir vêtu. Il entrait dans un bureau dont la porte affichée ''Commissaire''.
Il entendit alors l'homme s'adresser à un autre homme qui était assis confortablement dans son fauteuil.


L' Homme ( essuyant une larme de sa main ) : Vous m'avez demandez Commissaire?

Malgré cette contemvision qui aurai dû déconcerter Nìavardó, il se sentit en harmonie dans ce lieux si étrange à ses yeux. Il se demanda si c'était le lieu qu'il voyait ou si c'était l'homme de sa vision qui fit qu'il ne resentait aucune crainte envers ce milieu qui lui semblait être comme inhospitalié.

Le Commissaire se leva et il se dirigea l'homme qui était resté sur le pas de la porte de la pièce.


Le Commissaire : Oui Inspecteur Xavier, j'ai reçu une proposition pour votre mutation, il s'agit du commissariat central de la Plaine de l' Humbi.

Sans savoir comment il l'avait fait, Nìavardó entra en connexion avec l' Inspecteur Xavier, il crut alors entendre les moindres pensées de cet homme. Soudain il vit tout plein d'images lui arriver sous forme de flash : une fillette brune en pleur dans les bras de l' Inpecteur Xavier ; un enterrement . Tous ces flash donnaient un début de migraine à Nìavardó.

L' Inspecteur Xavier : C'est assez loin de tous souvenirs pouvant me rappeler ma femme. Cela fera du bien aussi à ma fille.

Nìavardó sentit qu'il s'éloignait petit à petit de ce lieu et en quelques instants le visage du Commissaire fut remplacé par celui de son vieux mentor.

C'est bien après la fin de sa contemplation que Nìavardó comprit que l'homme brun de sa première vision, celui qui s'était fait acceuillir par son vieux frère sur la terrasse de pierre, n'était que l' Inspecteur Xavier pour qui il ressentait inconsciemment une certaine sympathie.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 07:12

Modifié le vendredi 06 juin 2008 19:37

52-

Pour une fois, Nìavardó fut réveillé en pleine nuit par Hybnok qui lui demanda de le suivre en silence.

Ils allèrent s'installer une nouvelle fois au bord de la crète.


Nìavardó : J'imaginais que ce lieux ne devait être utilisé que pour la contemplation, mais apparemment je me suis trompé.

Hybnok : Mon jeune apprenti, tu es bien le fils de Torites le maitrefort.

Nìavardó : Le maitrefort?

Hybnok ( continuant de parler comme s'il n'avait pas entendu Nìavardó ) : Tu as su, tout comme lui en son temps, me rappeller que l'on apprend toujours quelque chose chaque jour et même à mon âge, qui faut le dire est assez avancé aujourd'hui.

Nìavardó ( insistant ) : Le maitrefort?

Hybnok ( continuant toujours sans prêter attention à Nìavardó ) : Mais contrairement à ton père qui avait suivi la voie de ses ancêtres, toi tu avances sur ta propre voie, et assez rapidement je trouve. Apprend à écouter et à être patient, tout vient à point à celui qui sait attendre tout en étant attentif. maitrefort, repense à son rôle dans ton village et tu comprendras qu'il avait déjà ce tempérament avant sa formation ici.

Nìavardó se perdit dans ses pensées, les yeux partirent au loin dans le ciel noir étoilé.


Hybnok : Et pour répondre à ton interrogation : non, tu ne t'étais pas trompé, mais on va voir une nouvele forme de contemplation, celle de la nature et des étoiles.


Hybnok ( sur le ton de la rigolade ) : C'est ce que je viens de dire, tu veux toujours aller plus loin plus vite. Reviens vers moi avant de te perdre dans ce drap immense de l'histoire qu'est l'espace.

Nìavardó : Pardon, j'étais perdu dans le passé, je me rappellais de mon père sur sa tourelle, les yeux scrutant la forêt.


Hybnok : Nostalgique en plus, tu en auras grandement besoin pour quand tu partiras d'ici, mais une chose après l'autre. Revenons à notre fourmie. Regarde devant toi, qu'y vois-tu?

Nìavardó : Tout est sombre.

Hybnok ( lançant un clin d'oeil à Nìavardó ) : Alors attends quelques minutes, et en silence s'il te plaît.

Nìavardó ne comprit pas tout de suite ce que Hybnok attendait de lui mais il il n'arrêta pas de fixer le paysage durant de longues minutes. Et petit à petit, il remarqua qu'il voyait des détails invisibles auparavant.


Hybnok ( souriant ) : Bien, très bien ! Maintenant regarde les étoiles et tend l'oreille et dis moi combien points lumineux vois-tu?


Nìavardó ( plissant les yeux ) : Pas plus de vingt. des rouges comme celle-ci à droite ou alors une de couleur bleue intense comme celle face à nous.

Nìavardó : Observe les alors sans baisser ton regard.

Nìavardó obtempéra et, deux minutes plus tard, il remarqua que son regard avait accès à de nouvelles étoiles qui s'étaient dévoilées, découvrant ainsi des dizaines d'autres petits points lumineux.

Hybnok se leva alors et il commença à rejoindre sa maison


Hybnok : Pour la suite, rendez-vous demain à la même heure. en attendant tout repos est conseillé.

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# Posté le vendredi 27 juin 2008 08:49

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 07:25

53-

Le lendemain, en chanson, Hybnok vint troubler le profond sommeil sans rêve de Nìavardó.

Hybnok :
Tahdmi bmi piofenös, tigaknös tij pelq ract kiopnös00(Ta vie t'appartiens, tu es tout seul et tu erres
1 rihf cahkons pylrj cäkónëer00000000000000000000(Une terre tant aimée a été brulée
Lahckütij vegsunür bolfe hiâ xegoa ract hiâ pohityfre?(Un orphelin aura-t-il assez de force et de résolution?
Fohrtraïtra néklornür folpla darf hiâx malndöps qihvux.(La facilité ne t'amènera que sur des chemins
0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000[ténébreux.]

Oim pidrónäp sagujin huô rehf 1 sahlmnu hooa000000(Mais tu sauras faire du monde une nouvelle ère
Ralzad 1 wihdfbo lolbykam mifodanär tigakn cijpomans.00(Où un équilibre naturelle pourra etre formé.
Dak vatyken r néklorn wihdfbo ract zahdfore000000(Pour réussir à amener l'équilibre et la révolution
Dôpanüp basjen tyl hiâx filtrox qihvux0000000000000(Tu devras passer par des chemins tortueux

Dak suwsin tahsap bme za kilbops000000000000000000(Pour arriver a ton destin si prodigieux

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# Posté le mercredi 20 août 2008 10:50

Modifié le samedi 23 août 2008 08:43

54-

Nìavardó s'assit sur son lit tout en regardant Hybnok.

Nìavardó (souriant) : Un réveil en chanson ! Chic, j'adore.

Hybnok : L'écriture étant un luxe pour la plupart de nos con-citoyens humains,le chant est une manière universelle de transmettre le savoir et l'histoire. Si tu veux atteindre un haut niveau de connaissances, il te faudra accumuler intelligemment toutes les donnes qui te seront accessibles durant toutes ta vie et cela sur la Nature et sur l'Être humain.

Nìavardó s'assit sur le bord de son lit tout en ne quittant pas son vieux mentor des yeux. Ses mains étaient à plat sur le lit, comme si elles cherchaient à soutenir son corps.

Nìavardó (interloqué) : Sur la nature? heu...toute la nature?

Hybnok : La Nature elle-même, oui ! L' Homme est né pour vivre en harmonie avec la Nature ainsi qu'avec lui-même.

Nìavardó poussa sur ses mains dans une dernière tentative de se lever, avant que les paroles de Hybnok aient pu l'assommer pour tout le reste de la journée.

Nìavardó : Oui, c'est logique.

Hybnok : Et sinon as tu saisi ma petite chanson?

Alors qu'il s'éloigna de son lit, et donc de Hybnok, Nìavardó confirma d'un signe de tête sans réussir à reformuler les messages de la chanson du vieux sage.
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# Posté le dimanche 24 août 2008 13:51

Modifié le lundi 25 août 2008 18:10