Nìavardó finit son entraînement par un enchaînement de parcours très complexe qui s'achevait avec un combat contre dix ennemis (il va sans dire que les ennemis furent tout simplement des troncs d'arbres balançés à des cordes. Dans un village loin de tout, on faisait tout ce que l'on voulait avec ce que l'on trouvait à porté de main, faute de mieu bien sûr).
En plein milieu du combat, il sentit une odeur bizarre, ce qui lui fit se prendre un tronc d'arbre au niveau de la tête.
Il sortit du cercle de combat en bringuebalant. Il essaya de sentir d'où provenait cette odeur de brûlé.
Il s'orienta en direction du village,avec une peur grandissante au plus profond de lui-même.
Il se mit à courir de plus en plus vite, manquant de tribucher à maintes reprises.
Il s'arrêta net à l'orée de la forêt voyant un horrible tableau se dérouler devant ses yeux : son village était totalement sous les flammes.
Les larmes lui vinrent aux coins des yeux.
Il se pressa de rejoindre le village afin de trouver la hutte familliale parmis le feu.
Il se hâta à travers les rues afin de découvrir des rescapés. Mais il ne découvrit que des corps consumés aux coins des rues ou dans leur hutte.
Même en passant devant la demeure de Hypkan il n'arriva pas à déceler le moindre signe de vie. Puis enfin il vit sa maison au loin.
À ses pieds, il découvrit un corps à peine animé parmis les cendres, c'était celui de sa mère, Poratie.
Nìavardó ( en larme ) : Maman! Maman...
Il s'agenouilla auprès d'elle.
Nìavardó : Parle-moi...maman!
Poratie ( à bout de force, regardant Nìavardó dans les yeux ) : Mon fils...tu es en vie...va trouver...le vieu...Hyb...l' Amrifo...dans...Da...zipla...mon Nìa... je...je t'aime.
Elle lâcha son dernier souffle dans les bras de son fils.