Il déposa son baluchon, vide, contre le mur de la maisonnette juste avant de toquer à la porte.
Mais à sa grande déception, personne ne vint ouvrir. Il retenta sa chance une nouvelle fois mais sans succès.
L'air triste, il prit ses affaires et essaya à tout hasard de contourner la maison afin de trouver l'Amrifo.
Il découvrit un homme au bord de la crète, assis en tailleur avec un air paisible.
L'Amrifo : Je t'attendais jeune homme, mais tu arrives tôt, bien plus tôt que prévu.
Nìavardó se rapprocha du vieil homme.
Nìavardó : Comment cela? Vous savez qui je suis?
L'Amrifo : Je t'ai observé depuis hier midi, quand tu étais près de la rivière en bas. Je t'ai perdu de vue durant ta traversée du bois à l'eau miraculeuse, mais le vent m'a apporté le message de tes arbres.
Nìavardó resta ébahi devant le récit du vieux sage.
L'Amrifo : Et enfin, je t'ai guidé jusqu'à moi lors de ton ascension.
Nìavardó : C'était vous? J'ai cru entendre la voix de la montagne m'indiquer comment je devais m'y prendre pour escalader.
L'Amrifo : Les arbres parlent, les vents sont des messagers mais mon jeune Nìavardó, fils de Toristes le gardien, le roc reste le plus silencieux que possible
L' Amrifo fit un clin d'oeil complice à Nìavardó qui s'assit à ses côtés.
Nìavardó : Vous...vous connaissez mon père?
L' Amrifo : Ne t'étais-tu demandé d'où il tenait tout son savoir? Savoir qu'il t'a normalement transmis.
Nìavardó ne put articuler un seul mot tellement qu' il fut surpris par les sages paroles de ce vieil homme sage (Amrifo, en langue ancienne du premier monde) qui lui rappellé de plus en plus quelqu'un.
L' Amrifo : J'ai formé ton père, alors qu'il n'était guère plus âgé que toi, à la demande de ton grand-père, mon cher ami Tehino, et de mon propre père, le noble Hypkan!
Nìavardó cligna des yeux et cru alors voir le temps un instant, par enchantement, le doux visage ridé de Hypkan.
L'Amrifo (souriant) : J'imagine que ton père t'a transmi son aisance et son goût pour la courtoisie. Donc je n'ai pas à répondre à ton éventuelle question sur mon âge. Sache que Tehino et Hybnok, c'est-à-dire moi-même, avons grandi ensemble. Donc aujourd'hui, je n'ai plus l'agilité du professeur qu'a connu ton père mais j'ai acquis la sagesse du temps. Et je tâcherai de te l'enseigner, et cela dès tout à l'heure.
Nìavardó acquiesça.
Hybnok : Pour le moment, ma contemplation de la fin du jour a pris fin... quelques minutes avant ton arrivée, rassure toi! Donc, il est temps pour toi de restaurer longuement. Suis-moi.




