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Nìavardó vit tout d'un coup un désert très aride.
La couleur du sable était amplifiée par les rayons du soleil. Au fur et à mesure qu' il avançait de dune en dune, la chaleur s'intensifiait devenant de plus en plus insupportable.

Au loin, entre deux dunes, il y avait une tâche noire. cela l'intrigua.

Il s'avança vers elle. Il baignait dans les couleurs jaune et orange sous forme de tâches telles de la peinture sur un tableau d'un jeune artiste. Dans le désert tout lui semblait flou et très lointain.

La chaleur ne cessait d'augmenter alors qu'il grimpait sur une dune.

il y eut un éclair blanc.

Nìavardó se retrouva en pleine forêt. au loin une construction gigantesque de pierre. Il distingua de la fumée d'apparence assez bizarre se dégageant de la bâtisse.

Sa vision s'accéléra et tout devint flou jusqu'à ce qu'elle s'arrêta dans une pièce bazardée.

Un homme, capuchonné de noir, s'adressait à deux enfants d'une dizaine d'année.


L' Homme ( agenouillé face aux enfants ) : Ne bougez surtout pas! Vous êtes en sécurité ici!

L' Homme ( se tournant vers le plus grand des enfants ) : N'oublie pas ta foi et ton ami. J'ai foi en toi.

L' homme ferma la porte, laissant les enfants dans le noir.

Nìavardó sembla troublé de voir tout cela. Mais, il ne put arrêter sa contemplation.

Il se retrouva en un clignement d'oeil, sur une terrasse de pierre, bordée d'une barrière, surplomblant l'immense forêt. Un homme brun rejoignit un homme accoudé à la barrière, scrutant les arbres.


Le Second Homme ( sans se tourner vers le nouvel arrivant ) : Bienvenue à la maison...je t'attendais vieux frère.

# Posté le samedi 24 novembre 2007 08:21

Modifié le lundi 10 décembre 2007 08:57

42-

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Hybnok était posté aux côtés de Nìavardó qui gardait toujours les yeux fermés mais son visage était crispé comme si le jeune apprenti était en transe.
Le vieux sage attendait que Nìavardó ouvre les yeux, chose qui arriva rapidement. Ses yeux dans le vague trainant sur la forêt magique qu'il avait traversé deux jours auparavant.

Hybnok posa une main qui se voulait rassurante sur l'épaule de Nìavardó.


Hybnok : Bienvenue !

Nìavardó se retourna lentement pour le regarder, son air absent disparut peu à peu. Il ouvrit la bouche mais il ne prononça aucun mot.

Hybnok : Ne parle pas...je suis fier de toi mon jeune Nìavardó.

Hybnok ferma les yeux en tentant de deviner le message que le corps de Nìavardó pouvait lui dire.

Hybnok ( souriant ) : Je sens que tu ne dirais pas non pour manger ton repas matinal.

Hybnok aida Nìavardó à se lever. Ce dernier avait les jambes lourdes et engourdies.

Sur le chemin de la maisonnette, Hybnok vit que son artuf avait envie de relater sa première contemplation ( précisons que artuf peut se traduire par apprenti dans la langue de l'époque que nous visitons) .

Hybnok : Jiporka artuf tme !

Faisons une petite parenthèse pour vous prévenir qu'à partir de maintenant pas mal de mots en Siblour ancien, langue parlée par Nìavardó, sont prononcés par nos personnages, mais ne vous inquiétez surtout pas pour si peu. vous aurez une traduction, approximative hélas, à chaque fois que cela se produira.
Là, Hybnok a dit tout simplement à Nìavardó : '' Chut mon apprenti !'' .

Dernière précision avant de continuer notre récit, un petit point grammaticale. En vieux Siblour, un pronom se place toujours après le nom auquel il se rapporte, en l'occurrence dans notre cas tme, mon en français.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 13:51

Modifié le vendredi 22 août 2008 13:59

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Après un petit-déjeuner copieux mais silencieux, Hybnok fit faire une promenade à Nìavardó. Celui-ci n' osa pas parler en premier.

Hybnok : Si je t'aies demandé de ne pas parler c'est pour la simple raison qu'une fois une contemplation finie, le silence m'aide toujours à comprendre la vision que je viens d'avoir.

Hybnok se tourna vers Nìavardó pour le sonder du regard.

Nìavardó : Vous aussi? vous avez toujours des visions étranges et incompréhensibles?

Hybnok : Ta première contemplation...était à l'image de ton destin, riche mais spéciale. Tu es entré en transe, chose rare comme tu dois bien l'imaginer.

Hybnok ferma les yeux un instant.

Hybnok : hum...Je sens que tu rêves de me raconter ta vision matinale, est-ce que je me trompe?
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# Posté le mercredi 05 décembre 2007 13:51

Modifié le jeudi 27 mars 2008 18:42

44-

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En plein milieu du récit très détaillé de Nìavardó, Hybnok l'invita a s'asseoir contre un gros tronc d'arbre.

Assis de nouveau en tailleur, les mains posées sur ses genous et les yeux fermés, le vieil homme sembla partir dans une méditation improvisée. Mais lorsque que Nìavardó eut fini de retracer sa transe, Hybnok ouvrit les yeux lentement.


Hybnok : Le plus bizar à mes yeux ce n'est pas cette bâtisse venant tout droit du futur, car je n'ai jamais entendu qu'un tel bâtiment eut existé jusqu'à maintenant. Mais le fait que, à part le vieil Hypkan et moi-même, tu n'as jamais cotoyé de prophètes. Et apparemment, ce matin, tu as rejoint le petit nombre de personnes qui peuvent percevoir le futur avec précision.

Nìavardó resta sans voix tout en souriant bêtement.

Hybnok ( refermant les yeux ) : Bien sûr, tu comprendras, que pour moi, tu n'en es pas encore là. Une telle transe ne veux pas dire que tu feras toujours de telles visions à l'avenir. Seul le temps te le dira. En attendant la contemplation de ce soir, j'aimerai voir l'étendue de ton art du combat au bâton. Allez assez philosophé...lève toi mon jeune apprenti et montre moi cela.

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 13:52

Modifié le mardi 08 janvier 2008 18:18

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Nìavardó se leva brusquement et il s'épousseta les fesses afin d'enlever les quelques feuilles rousses qui s'y étaient accrochées.

Nìavardó ( cherchant autour de lui au sol ) : Comment pourrais-je faire cela sans bâton? Vous m'avez demandé de le laisser à l'intérieur, avec mes affaires !

Hybnok se leva en douceur et il le rejoignit.

Hybnok : En effet ! Aurais-tu besoin de ton bâton personnel pour te battre?

Hybnok lui montra ses mains vides avant de les retourner toujours devant les yeux incrédules de Nìavardó.

Hybnok ( souriant ) : L'art? Comment connaître la réalité de la nature sans savoir qu'elle reçèle bien de surprise dont tu ignores? Pour l'instant en tout cas !

Le vieil homme ferma les yeux et il se concentra un instant. Il mit les mains dans le dos, dans une posture telle que Nìavardó reconnut tout de suite celle du tenu de bâton.
Ce dernier eut juste le temps d'avoir le réflexe de se baisser afin d'éviter un bâton venu de nul part.


Hybnok : Imagine! La nature fera le reste! Mais...je tiens à te préciser que ce n'est jamais pour quelque chose de durable! Mais, malgrès mon vieil âge j'aurai pu te mettre à terre en un coup.

Hybnok ( se reculant ) : Maintenant, à toi de m'imiter puisque c'est ainsi que tu aimes tant faire.
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# Posté le lundi 10 décembre 2007 08:47